L’accélération

L’accélération étourdissante du monde : 5 questions à se poser pour s’en protéger

Depuis le milieu du XIX° siècle, époque où les processus industriels ont fait basculer nos sociétés, la machinerie du progrès, de l’inventivité et de l’innovation technologique a continué d’avancer quasiment à marche forcée, de façon exponentielle et sans presque jamais s’arrêter. Même les deux grands conflits mondiaux du XX° siècle ont donné lieu à des bonds de créativité (de la bombe atomique à l’exploitation de l’énergie nucléaire, des V2 de Von Braun au projet Appolo et à l’exploration spatiale).

Passant d’une société agricole et rurale, à une société industrielle avec une urbanisation galopante, en l’espace de quelques décennies seulement, nos prédécesseurs, attirés par le plein emploi des grandes compagnies et les facilités des villes ont progressivement abandonné et déserté les campagnes et leurs terres d’origine.

Sans le savoir, ils se sont, et par conséquent nous ont (nous leurs descendants) coupés du contact avec notre mère la Terre et notre sœur la Nature. Aussi, ils ont enclenché le processus mortifère de désacralisation de la pensée et de la vie spirituelle qui jusqu’alors rythmait les vies et les relations humaines. Sans ce rythme, plus de pause consacrée à la réflexion, l’introspection, la vie spirituelle ou encore la prière. Une rupture qui s’est faite progressivement, insidieusement, mais devenue imparable.

Le capitalisme est devenu la nouvelle religion du XX° siècle, et s’est paré de « ses plus beaux atours » : consumérisme intensif, gaspillage, usage unique, jetable, matérialisme, possession, … pour basculer au XXI° siècle sur le culte de la réussite, de l’image, de la personne, du « buzz » « du plus spectaculaire », voire du « plus choquant »…

Tout est allé très vite, très très vite… A l’aube de ce XXI° siècle, le « tourbillon de la vie » est devenu un manège infernal qui semble ne jamais vouloir s’arrêter. Propulsant sans ménagement d’un bord à l’autre, dans un frêle esquif un jour de grande tempête, des tas de malheureux désespérés qui multiplient à l’infini tous les signaux possibles et imaginables, ou pas d’ailleurs, dans le fol espoir de pouvoir se faire remarquer, se distinguer des autres naufragés en perdition, durer suffisamment longtemps, sortir du lot afin qu’enfin une main secourable vienne les sortir de là et leur fasse échapper au désastre.

Mais de quel désastre parlons-nous ?

De celui de l’anonymat, de ce fameux moment où, renvoyé à soi-même on ne se supporte plus. Ce moment où la solitude, injustement toujours considérée comme une expérience négative de vie, vient frapper de plein fouet et oblige à faire face à nous-même, à regarder dans le fond de nos yeux et aller y sonder notre âme. Amer (e) ? Qui as perdu son Ame-Mère …

Une nouvelle peur de l’inconnu se dessine désormais dans notre monde. Pas l’inconnu qui arrive d’un autre endroit, d’un autre pays, pas l’inconnu qui simplement vit différemment de soi dans la maison d’à-côté. Non. L’inconnu qui nous fait le plus peur est celui que nous croisons chaque matin dans le miroir et que l’on s’évertue à vouloir ignorer, dans sa nudité, son naturel, sa simplicité, ses failles et ses faiblesses. Cet inconnu qui a pourtant tant de choses à nous dire, mais que nous ne voulons pas écouter. Pas étonnant que l’on assiste à des montées de haine, de violence, de repli identitaire ou de commentaires hargneux et haineux à propos de tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux.

Comment voulez-vous aimer les autres si vous ne vous aimez pas vous-même ?!!! Tel est le fond du problème en réalité. Il est donc temps de faire la pause et de revenir au point de départ : SOI.

Au travers ces 5 questions, que je vous invite à vous poser en toute honnêteté, sans concession mais avec bienveillance malgré tout, je vous encourage à refaire le chemin qui vous ramène vers ce qui vous compose et vous définit en tant que personne, qu’individu, être, esprit, âme, non pas séparément, l’un ou l’autre, mais le tout, ensemble.

  1. Qui suis-je réellement ?

Observez-vous en restant attentif à vos émotions, à ce qui vous transporte comme à ce qui vous bloque ou vous fait souffrir.

Devenez l’oeil dans le microscope, prenez de la distance, du recul et regardez-vous agir et ressentir.

Découvrez et accueillez vos émotions, les bonnes comme les moins bonnes, apprivoisez-les. Repérez ce qui en vous déclenche la joie, la colère, l’enthousiasme ou le découragement. Ce que vous ne supportez pas ou plus dans ce qui se passe ou est autour de vous, ce qui heurte votre échelle de valeur comme ce qui vous en rapproche. Recevez et acceptez ces émotions, c’est la première étape pour en redevenir maître.

  1. Suis-je honnête avec moi-même ?

C’est-à-dire suis-je pleinement conscient de qui je suis dans ma façon de penser et d’agir, mes qualités, mes défauts. Est-ce que j’accepte d’être tout ceci, le bon et le moins bon de ma personnalité, et me reconnais-je comme étant la somme de tout ceci, imparfait… donc perfectible.

Est-ce que je dis ce que je pense, est-ce que j’agis conformément à ce que j’ai dis et pensé ? Ceci nous amène directement à la 3° question.

  1. Suis-je aligné ?

Vous pouvez vous référer à mon article « l’Alignement » paru en Novembre 2019 sur mes outils de communication habituels (site rehabmesoon, page FB, Tweeter, Google Business).

Il s’agit principalement de se poser la question de l’authenticité à soi-même en retirant le masque social. C’est se questionner sur la congruence entre ses pensées et ses actions, et la cohérence et l’harmonie entre sa vie intérieure et sa vie extérieure.

  1. Suis-je à l’écoute de ma petite voix intérieure ?

Nous avons tous notre Jiminy Criquet. Mais l’écoutons-nous ? N’oublions pas qu’à l’origine le créateur de Pinocchio (Carlo Collodi 1881-1882) fait mourir ce petit personnage sous les coups de notre héros pris d’un accès de colère !!! Mais Jiminy ne s’avoue pas vaincu pour autant puisque son personnage, sous forme de fantôme, va continuer d’accompagner Pinocchio jusqu’à la fin des aventures de celui-ci.

Alors il ne faut jamais oublier que parfois, face à une situation complexe ou inattendue, une décision à prendre, une question que l’on se pose, il est bon de ne pas trop réfléchir et de laisser parler son cœur, se laisser « guider ». Qu’on l’appelle l’intuition, le 6° sens, le flair, l’instinct, nous avons tous déjà eu l’occasion de vivre cette expérience spontanée et rapide avec à la clefs des résultats souvent heureux et fructueux.

Ne jetons pas trop vite la pierre à notre Jiminy Criquet !!

  1. En qui ais-je le plus confiance, Moi ou les autres ?

Nous parvenons avec cette ultime question au cœur du problème : quel niveau de confiance avez-vous en vous-même ? Etes-vous empli de certitudes, ou à l’inverse de doutes ?

Les deux sont mauvais. Trop de certitude peut vous faire perdre vos capacités de discernement et vous faire aller droit dans le mur. Trop de doutes vous amènera à soit reculer de deux pas après en avoir franchi un seul, soit à vous appuyer de manière inconditionnelle sur des tiers, à vous livrer à des personnes pas toujours bien intentionnées à votre égard… avec tous les risques que cela comporte.

Pour répondre à cette question et faire évoluer votre niveau de confiance en soi, voici donc un petit exercice pratique et très facile à réaliser :

Se dire chaque jour à soi-même dans le miroir que nous sommes une bonne personne, une belle personne, et illustrer ce propos en repensant à une « bonne » action récemment réalisée, aussi banale soit-elle, un bonjour, un sourire… cela peut suffire. Même un œuf au plat intact est une belle réussite que l’on peut et se doit de souligner !

Ne passez plus un jour sans vous dire ceci : je t’aime, et tu le mérites. Cela va permettre de reprogrammer votre subconscient, d’installer de nouveaux systèmes de pensée et permettre la mise en œuvre d’un nouveau processus de perception de vous-même.

Rapidement, cela modifiera votre façon d’être, vos relations aux autres, et vous allez attirer de nouvelles relations harmonieuses et ressourçantes, bénéfiques pour nourrir encore plus votre confiance en vous, tout en apaisant les relations existantes qui doivent l’être.

Publié par Stephanie MOLINIER

J'ai passé près de 30 ans à prendre soin des autres au travers un métier passionnant : infirmière. Au cours de ces nombreuses années, mon parcours m'a conduite du milieu hospitalier soignant à l'enseignement, de l'enseignement au management, pour revenir au soin par la voie de l'exercice à domicile. Le concept du « Prendre Soin » fondement de ce métier n'est donc pas un vain mot pour moi. Voilà pourquoi, aujourd'hui, je me propose, dans cette continuité d'esprit, de vous apporter, par le biais de ces techniques dites « douces » ou « alternatives » l'aide dont vous avez besoin. « Imagine que tu oses, et que tout se passe bien... »

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